• 2014 - Atlantique Jazz Festival

    ×fermer

    2014 - Atlantique Jazz Festival

    Du 14 au 19 octobre, c’est l’Atlantique Jazz Festival à Brest, organisé par l’irréprochable et incontournable association Penn Ar Jazz. Un festival hétérogène, curieux et défricheur qui ne risque pas de laisser vos oreilles se reposer sur leurs acquis : jazz, musiques improvisées, recherches sonores, culture rock, musiques du monde et électro sont au rendez-vous.

    Oufipo à décidé de "couvrir" l’événement et de vous le faire vivre au jour le jour. Chaque midi, retrouvez une chronique tournée au cœur du festival.

    1 - Les rencontres improvisées de l’ARCH

    Les rencontres de l’ARCH ont lieu tous les midis à la salle du Clous de Brest. Le principe : des artistes font connaissance quelques minutes avant le concert et poursuivent leur rencontre sur scène. Seul langage, leur instrument. A eux de s’entendre, de nous parler, mais pas tous en même temps...

    2 - L’illusion Ibrahim Maalouf

    Faisant intervenir le bagad du Bout du monde et des élèves du lycée Kerichen, Ibrahim Maalouf était bien à Brest mercredi soir au Quartz dans le cadre de l’Atlantique Jazz Festival. Son concert, "Illusions", affichait complet. Quelques chanceuses nous décrivent le spectacle.

    3 - La soupe du festival

    C’est l’heure du souper ! Notre nouvelle chronique de l’Atlantique Jazz Festival va vous mettre en appétit. Les spectateurs des rencontres de l’ARCH ont du bol ! Tous les midis, au Clous, une soupe leur est offerte avant l’entrée en salle. Mais quel goût a-t-elle ? et qui la compose ? Oufipo est allé mettre son petit grain de sel…

    4 - Le stand up de Sax Machine

    Il y a petit air funky à la James Brown dans ce trio Sax Machine. Vendredi soir, le groupe a fait groover, danser, chanter le Vauban dans un "Stand up" réussi. Oufipo raconte le concert.

    5 - Hommage à Malala par Anthony Joseph

    Dans son nouvel album, ""Time", sorti en février 2014, Anthony Joseph consacrait un titre à Malala Yousafzaï, élue prix Nobel de la paix ce mois-ci pour son engagement dans le droit pour tous les enfants à l’éducation. Il a nommé cette chanson "Girl with a grenade". Après son concert à la soirée "Stand up" de l’Atlantique Jazz Festival, nous avons voulu avoir sa réaction sur cette remise de prix et en savoir plus sur la composition musicale de son morceau dédié à la jeune pakistanaise.

  • 2014 - Festival Grande Marée

    ×fermer

    2014 - Festival Grande Marée

    Anouk Edmont et Pauline Lepoutre

    Du 22 novembre au 5 décembre, c’est le Festival Grande Marée à Brest, un festival de contes et de récits organisé par l’ADAO (Association pour le développement des arts de l’oralité). Parole engagée, amusante, gourmande, collectée, imaginée, héritée ou transmise : la parole mise à l’honneur. Oufipo a décidé d’aller voir ce qu’il en est de ces conteurs qui nous proposent un regard mouvementé sur le monde. Retrouvez chaque jour du festival, une nouvelle chronique !

    1 - Lénaïc Eberlin

    Pauline Lepoutre

    Jeudi 27 novembre, Oufipo est allé rencontrer Lénaïc Éberlin pendant la préparation de son spectacle "Les mains à la pâte" au centre social des Amarres de Kérédern. Passé d’abord par une école d’hôtellerie, l’ancien "cuisinier éducateur nature" est aujourd’hui un jeune conteur qui n’a pas quitté son tablier. Comment allier cuisine et conte ? On lui a demandé la recette ! Une fourchette, un légume, une pâte à pain, une pâte brisée, tout dans la cuisine peut faire office de conte et Lénaïc Éberlin s’empare de chaque détail pour construire ses histoires.

    2- Luigi Rignanèse

    Jeudi 27 novembre, Luigi Rignanèse s’invitait parmi les tableaux du musée des Beaux Arts pour construire un conte unique face au public brestois. Accompagné de ses tambourins, l’artiste poursuit les problématiques du monde et de l’histoire, abordées dans les oeuvres de grands peintres, dans une pure tradition orale. Oufipo est allé l’écouter à l’auditorium du musée et l’a rencontré à la fin de sa représentation. Attention, cet homme fait réfléchir...

    3- Nolwenn Champagne, présidente de l’ADAO

    Anouk Edmont

    Une arrière grand-mère bavarde et imaginative, des livres usés, tenus quotidiennement au creux des mains, dévorés sous les draps, ont nourri la vie de Nolwenn Champagne, présidente de l’ADAO. La découverte des contes sur scène est une claque pour elle. Il y a quatre ans, elle prend les rênes de l’association pour poursuivre ce rapport à l’oralité et le partager. On l’écoute au micro d’Oufipo à qui elle a plein de choses à dire et à apprendre. Cette entrevue ne prend-elle pas une forme de conte elle aussi ?

    4- Nolwenn et les conteurs

    Anouk Edmont

    Voici quelques petites réactions de Nolwenn Champagne, présidente de l’ADAO, mixées avec les citations de trois conteurs. On en apprend tous les jours au festival Grande Marée !

    5- Jeanine Qannari

    Pauline Lepoutre

    Arts de l’oralité parce que le conte se construit de différents manières... Avec "Chantier naval", Jeanine Qannari a collecté la parole d’anciens ouvriers de Saint-Nazaire. Travail de mémoire et de témoignage, le conte est une parole que l’on trimbale afin de la partager. Et le merveilleux n’est jamais très loin. Pour la conteuse, formée entre autres par Yannick Jaulin, c’est une fin de chantier puisqu’elle présentait ce nouveau travail en avant-première pour le festival Grande Marée.

    6- Fiona Macleod

    Pauline Lepoutre

    Jeudi 4 décembre, Fiona Macleod contait ses légendes "pur malt" sur le whisky à la médiathèque de Lambézellec. Des contes à boire et une interview à déguster modérément !

    7- Olivier Villanove

    Vendredi 5 décembre, Olivier Villanove contait son carnet de bord de petit moussaillon dans un lieu plein d’histoires : le Musée de la Marine de Brest. C’est aussi là qu’Oufipo est allé le rencontrer.

    8- Jean-Marc Massie

    Vendredi 5 décembre, Jean-Marc Massie sera au Quartz avec son spectacle "Délirium". C’est l’occasion pour vous auditeurs de réécouter la rencontre organisé avec lui à La Petite Librairie de Brest le 4 octobre. Il invitait son public à une réflexion autour du conte.

    9- Le P.-V de Jean-Marc Massie

    Pour clôturer le festival, Oufipo n’a pas pu s’empêcher de réaliser le procès-verbal de Jean-Marc Massie. Dix questions, dix réponses !

  • 2014 - Festival No Border

    ×fermer

    2014 - Festival No Border

    Du 11 au 14 décembre, Oufipo couvre le festival des musiques populaires du monde NO BORDER. La quatrième édition est organisée par le Quartz, Bretagne(s) World Sounds et l’association Drom. Pendant quatre jours, le festival traverse les genres et les esthétiques, met en avant la créativité musicale. Retrouvez nos chroniques en écoute chaque jour !

    1- Romain Baudoin et son "Torrom Borrom"

    Romain Baudoin est venu à No Border avec son "Torrom borrom". Purement inventé, cet instrument hors norme, mi-vielle à roue, mi-guitare électrique nous emporte dans un univers expérimental. Oufipo a rencontré le dompteur de cet étrange animal...

    2- Le P.-V de Krismenn

    Dix questions, dix réponses… C’est au chanteur breton Krismenn qu’Oufipo a décidé de poser les fameuses questions du procès-verbal. Il était en concert au petit théâtre du Quartz jeudi 11 décembre.

    3- Gaby Kerdoncuff raconte Dengekan

    En 2006, le musicien breton Gaby Kerdoncuff rencontre l’écrivain kurde Wirya Ahmad. Ensemble, ils s’associent pour réunir quatre musiciens bretons et quatre musiciens kurdes sur scène dans l’ensemble Dengekan.

    4- Zara Moussa

    C’est au Vauban vendredi 12 décembre que nous avons rencontré la rappeuse nigérienne Zara Moussa, pionnière du hip-hop féminin en Afrique de l’Ouest. Oufipo a parlé avec elle de son rap engagé, de ses débuts, du milieu artistique africain, et de ses projets. Rejoignez "la fada"...

    5- Maria Robin sur la route des gitans

    Samedi 13 décembre, au petit théâtre du Quartz, Maria Robin racontait le voyage initiatique de la petite fille qu’elle était. Celle qui cherche sur les pas des gitans la route musicale pleine de saveurs et qui la conduira jusqu’au Rajasthan.

    6- Luzmila Carpio

    Oufipo a rencontré la chanteuse bolivienne Luzmila Carpio après son concert au Quartz le samedi 13 décembre. De retour sur scène après quelques années auprès de l’Unesco et de l’ambassade de France pour son pays, elle revient avec ses chants puissants et avec de nouveaux instruments...

    7- Rhizottome

    Dimanche 14 décembre, pour la dernière journée du festival NO BORDER, ce sont les musiciens de Rhizottome que nous sommes allés rencontrer. Armelle Dousset à l’accordéon diatonique et Matthieu Metzger au saxophone sopranino forment un duo créatif entre jazz et néo-traditionnel. Et ils donnent envie de danser !

  • 2015 - Calendrier de "l’Avant" Longueur d’ondes

    ×fermer

    2015 - Calendrier de "l’Avant" Longueur d’ondes

    Chaque jour et jusqu’au 12e Festival, Oufipo vous fait découvrir un enregistrement inédit de la précédente édition ! Vingt-quatre petites oreillettes à décrocher jusqu’à l’ouverture du festival Longueur d’ondes. Bonne écoute !

    01 - Juan Gomez : Une star africaine (1h09)

    1 h 09

    02 - Le P.-V de Megacombi (2 min 35)
    03 - Une larme du diable : La revue des mondes radiophoniques et des univers sonores (1h16)
    04 - Le P.V de Karine Le Bail (3 min 24)
    05 - Frédérick Wiseman, le maître du documentaire (1 h 44)
    06 - Le P.-V d’Olivier Chaumelle (2 min 38)
    07 - L’ACSR, l’atelier de création sonore radiophonique (1h09)
    08 - Le P.-V de Claude Guibal (3 min 32)
    09 - Ousseini Idrissa : les radios communautaires et rurales au Niger (1h01)
    10 - Le P.-V de Hélène Hazera (2 min 33)
    11 - Olivier Chaumelle et Nathalie Battus - En roues libres (1h22)
    12 - Le P.-V d’Yves Robic (2 min 56)
    13 - Thomas Baumgartner, passager de l’aube (1h25)
    14 - Le P.-V d’Ali Rebeihi (2 min 51)
    15 - Megacombi, le gang radiophonique (59 min 01)
    16 - Le P.-V de Vladimir Cagnolari (3 min 37)
    17 - Hélène Hazera et Karine Le Bail, promenade en chanson (1h41)
    18 - Le P.-V de Nicolas Stoufflet (3 min 56)
    19 - La radio scolaire avec Laurent Garreau (52 min 05)
    20 - Le P.-V de Jean-Baptiste Thoret (3 min 22)
    21 - Anne Brunel et les nouvelles écritures (1h27)
    22 - Le P.-V de Marc Voinchet (4min55)
    23 - Alexandre Plank et la fiction radiophonique (1h09)
    24 - Le P.-V de Daniel Mermet (11 min 02)
  • 2015 - Atlantique Jazz Festival

    ×fermer

    2015 - Atlantique Jazz Festival

    Du 12 au 18 octobre 2015, c’est l’Atlantique Jazz Festival à Brest, organisé par l’irréprochable et incontournable association Penn Ar Jazz. Un festival hétérogène, curieux et défricheur qui ne risque pas de laisser vos oreilles se reposer sur leurs acquis : jazz, musiques improvisées, recherches sonores, culture rock, musiques du monde et électro sont au rendez-vous.

    Cette année, le festival est au couleur de l’Illinois avec une forte présence de musiciens venus tout spécialement de Chicago, mais pas que...

    Oufipo à décidé de "couvrir" l’événement et de vous le faire vivre au jour le jour. Chaque midi, retrouvez une chronique tournée au cœur du festival.

    1 - Les débuts de l’AACM racontés par Alexandre Pierrepont

    Premier son de cette semaine spéciale "Atlantique Jazz Festiva"l sur Oufipo : Alexandre Pierrepont nous raconte les débuts de l’AACM, ce collectif historique de musiciens basés à Chicago, dont certains membres seront présents sur cette édition consacrée à la capitale de l’Illinois. Pour vous mettre en jambe...

    2 - Une après-midi avec Ana Carla Maza

    Le Vendredi 9 Octobre, dans le cadre de l’Atlantique Jazz Festival, le Roudour (Saint-Martin des Champs) recevait Ana Carla Maza, jeune violoncelliste sud-américaine aux multiples talents. Au contact des collégiens d’un établissement voisin ou de son public, Ana Carla Maza partage son histoire artistique et nous entraîne dans le récit de son parcours, en histoire et en musique.

    3- Les rencontres improvisées du CLOUS

    Chaque midi de la semaine, une rencontre ARCH a lieu à la salle du CLOUS de l’UBO. Un reportage réalisé l’an passé sur une de ces rencontres atypiques et toujours uniques.

  • 2015 - Cours publics : Vieillir au féminin

    ×fermer

    2015 - Cours publics : Vieillir au féminin

    La retraite rime souvent avec promesse de liberté, âge des possibles mais malheureusement aussi avec contraintes multipliées. Davantage pour les femmes. La différence est d’abord statistique. C’est connu, on remarque que les femmes vivent en majorité plus longtemps. Les travaux et recherches effectués sur leur vieillesse restent récents. De septembre 2014 à juin 2016, un cycle de conférences-débats traite de la problématique “Vieillir au féminin”. Tous les 15 jours à l’UBO, différentes intervenantes et intervenants permettent d’envisager la vieillesse avant tout comme un projet de vie. Décliné en plusieurs thématiques, la vieillesse des femmes est ici questionnée chaque quinzaine du point de vue de la littérature, de l’habitat, de la sexualité, des médias, des inégalités hommes-femmes etc. Voici une vision kaléidoscopique de ce cycle de conférences et de ce qu’est où pourrait être vieillir au féminin.

    1- Noëlle Châtelet : Vieillir au féminin, une aventure de vie

    Enregistrée à l’UBO dans le cadre du cours public "Vieillir aujourd’hui", Noëlle Châtelet revient sur chacune de ses œuvres et nous guide vers la peur de ne pas vieillir, vers la découverte de ce nouveau moment de la vie d’une femme. Quelle vieille personne deviendrons-nous ? Comment grandirons-nous encore ? Quelle beauté entretiendrons-nous ? Et que transmettrons-nous ? Noëlle Châtelet a enquêté sur la chirurgie esthétique. En colère contre la société du paraître, de ce devoir d’être belle et non "d’être" tout court, l’écrivain prouve à travers cette conférence son combat pour redorer l’image de la vieillesse. Auteure de La dame en bleu, de La femme coquelicot, de La dernière Leçon, elle tisse à travers ses publications le fil vers l’acceptation de la vieillesse : le droit de tomber amoureuse, le droit de mourir, le droit d’être belle et surtout de jouir de cet âge.

    12- Marie-Laure Déroff : "Jouir sans entrave" disaient-elles, disaient-ils... À tout âge ?

    Marie-Laure Dérrof a abordé le thème “Vieillir au féminin” du point de vue de la sexualité. Après l’âge de la fécondité, du couple et de la maternité advient celui de la vieillesse. À partir de cet âge, la sexualité est libérée de la procréation mais reste soumise aux effets du vieillissement. Le 17 mars 2015, la sociologue Marie-Laure Déroff déconstruisait les limites de la sexualité qui se déclarent à partir de l’âge de 50 ans.

    13- Justine Marillonet : La mise en scène du corps dans la presse magazine senior

    Une vieillesse symbolisée par des corps de rêve en couverture, voici ce que les images de la presse magazine senior offrent aux lectrices de grand âge. Un monde imaginaire composé de fantasmes et d’idéaux. Mais cette presse marche et fait plaisir car ce n’est qu’un loisir. D’ailleurs, son public est bien capable d’interpréter ces mises en scène. Quoique... Justine Marillonnet, maître de conférences en sciences de l’information à Lyon 2, décortique les systèmes de valeurs des médias, du contrat de lecture au traitement des images et des rôles sociaux véhiculés dans ces magazines. Entre le souci de représentativité et le souci de faire rêver pour mieux vendre, la presse doit contourner la réalité par une vieillesse symbolisée.

    2- Françoise Le Borgne-Uguen : "Femmes et vieillissement" : une question sociale

    Le 7 octobre 2014, Françoise Le Borgne-Uguen, sociologue à l’UBO, présentait dans cette deuxième séance un large aperçu des problématiques soulevées pendant l’intégralité des cours publics. De quoi donner quelques clés de base avant d’aller plus loin dans ce débat de société et d’écouter la suite des conférences.

    3- Guillaume Fernandez : Les inégalités de retraite et les disparités de santé entre femmes et hommes âgés

    Le 21 octobre 2014, Guillaume Fernandez, sociologue à l’UBO présentait une réflexion pleine d’espoir sur l’égalité hommes-femmes à l’âge de la retraite. De quoi s’apercevoir, sans grande surprise, qu’il y a du travail mais que tout reste possible.

    4- Édith Gaillard et Pierre Servain : Habitats et environnements intégrant le vieillissement, des expériences au féminin

    Feriez-vous une colocation à la retraite ? Pierre Servan, doctorant de l’UBO et Édith Gaillard, sociologue à l’UBO, vous expliquent les alternatives pour ne pas se retrouver seul et continuer à garder la maîtrise de son projet de vie. Habitats partagés et autogérés sont évoqués. Peut-être seriez-vous séduit par le projet d’habitat participatif des Babayagas où l’idéal de vieillesse libre est visée...

    5- Martine Boyer-Weinman : Vieillir disent-elles : littérature et vieillesse

    Martine Boyer-Weinmann, maître de conférences à l’Université de Lyon 2, pose la question du vieillissement dans la littérature. Comment ces “transformations silencieuses” sont abordées par les auteurs marquants de la littérature française, et disons, plus fréquemment par les femmes écrivains ? Quel statut portent les vieilles femmes dans ces romans ? Que de questions et de citations déployées ce 18 novembre 2014 qui donnent envie de lire, de lire !

    Claudine Attias-Donfut : Genres et génération (entretien)

    Longtemps, les enfants ont représenté une force de travail, constituant la garantie d’une famille prospère. Avoir plusieurs enfants consolidait celle-ci. Aujourd’hui, les filles autant que les fils sont considérés comme des êtres en devenir. Alors, pour permettre aux jeunes mères d’avoir une carrière professionnelle, les babyboomeuses se sont investies dans la garde de leurs petits-enfants. Le rapport mère-fille s’est transformée. Pour le constater et en parler, notre bénévole Brigitte a rencontré la sociologue Claudine Attias-Donfut. Son travail s’intéresse aux aspects du vieillissement. Pour le cours public, elle a animé une conférence sur les rapports des générations et leur genre. Cet entretien examine davantage cette thématique.

    Élise Feller : A la conquête de la vieillesse (entretien)

    D’abord professeur d’Histoire, Élise Feller prend une retraite anticipée et s’intéresse à l’histoire des femmes. Depuis, elle est invitée de nombreuses fois pour des conférences autour de la vieillesse chez les femmes. Après avoir animé la conférence “À la conquête de la vieillesse. Les femmes et le vieillissement dans la France du XXe siècle” à l’UBO le 2 décembre 2014, elle répond aux questions de notre bénévole Brigitte dans un entretien plus approfondi sur son parcours d’historienne et de femme.

    Justine Marillonet : La mise en scène du corps dans la presse magazine sénior (entretien)

    Justine Marillonet s’est penchée récemment sur la représentation du genre dans le vieillissement. Face à l’hyper-représentativité du corps des femmes et des rôles qu’on leur attribue dans la presse féminine, la chercheuse a décrypté cet effet dans la presse magazine senior. Après avoir animé la conférence “La mise en scène du corps dans la presse magazine senior” le 31 mars 2015 à l’UBO, Justine Marillonet approfondit dans cet entretien la question de la représentation symbolisée de la vieillesse dans les médias en évoquant des évolutions possibles et... positives.

  • 2015 - Dañsfabrik

    ×fermer

    2015 - Dañsfabrik

    C’est la quatrième édition du festival Dañsfabrik. Oufipo vous donne une nouvelle fois rendez-vous pour une série d’interviews ! Du 23 au 28 février, la danse contemporaine est à l’honneur et plus particulièrement, sous le signe de la communauté, le danser ensemble. Ensemble dans la ville, ensemble pour lutter, ensemble pour partager, ensemble pour célébrer la grâce, la grâce justement d’être ensemble. Retrouvez-nous chaque jour pour les chroniques du festival !

    JPEG - 28.2 ko

    01- Loïc Touzé : Comprendre comment le geste fait bouger le monde

    À l’affiche du festival pour sa nouvelle création "Fanfare", Loïc Touzé nous livre les dessous de son parcours et de sa pensée de la danse. Influencé par le cinéma et la philosophie, le choix de l’art chorégraphique n’était pas au départ une évidence pour lui, et pourtant...

    02 - Olivier Germser : "Vous allez devoir courir"

    Chorégraphe et fondateur de la compagnie Tango Sumo basée à Morlaix, Olivier Germser a écrit Around, une pièce pour un choeur de 8 danseurs qui, d’une seule traite, un souffle de 25 minutes, se lance dans un sacre moderne pour la rue.

    03 - Volmir Cordeiro : Du verbe au geste

    Du verbe au geste, Marcela Santander et Volmir Cordeiro ont, pour leur spectacle "Époque", étudié "ce qu’était un geste difforme, marginal, moche, un peu sale, et un peu condamné à être exposé sur scène" chez les danseurs du siècle dernier et d’aujourd’hui. C’est aussi une collection du "sentir" du danseur, où l’adresse au spectateur est omniprésente. Volmir Cordeiro nous raconte son parcours, du théâtre à la danse, de sa formation au Brésil jusqu’en France.

    04 - Aurélien Richard : Sa revue macabre

    On le dit "de retour à Brest", parce qu’il y est né, le pianiste et compositeur Aurélien Richard présente au festival Dansfabrik Revues Macabres et Numéros Macabres, des propositions protéiformes tout droit sorties de l’étrange. Oufipo a pris le temps de rencontrer ce chorégraphe qui n’est pas danseur

    05 - Les artistes de Badke : Une nécessité de la joie

    "Ils n’ont pas envie de pleurer, ils ont envie de montrer qu’ils sont vivants". Nous avons rencontré l’une des chorégraphes de Badke, Rosalba Torres Gurerrero, accompagnée de deux danseuses, artistes palestiniennes, Farah Saleh et Ashtar Muallem.

    06 - Marcelo Evelin : Pas seulement tropical

    Figure emblématique de la nouvelle scène brésilienne, Marcelo Evelin nous raconte son expérience et son travail au Brésil.

    07 - RKK interviewé par Miossec

    Rémy Kolpa Kopoul (alias RKK), venait le vendredi 27 février 2015, faire groover le Cabaret Vauban pour le "Pensamento Tropical" du festival Dañsfabrik 2015, organisé par le Quartz.

    Anne Millour, programmatrice musicale (inégalable) du Quartz a eu, pour Oufipo, l’idée très culottée de proposer à Christophe Miossec de mener l’entretien. Eh bien oui, pourquoi pas ?

    Surtout que ce dernier a accepté, avec la générosité qu’on lui connaît. Il se retrouvait donc, une fois n’est pas coutume, de l’autre côté du micro. Face à un homme dont il admire le parcours mais sur lequel il lui restait encore beaucoup de zones d’ombres à éclaircir.

    Car on connaît le RKK animateur du Contrôle Discal sur Radio Nova, le RKK Dj, le RKK spécialiste des musiques brésiliennes, le RKK tourneur et dénicheur de grands noms de la "World Music" (Gilberto Gil, Salif Keïta, Caetano Veloso, Manu Dibango, etc), mais on ne connaît finalement que peu de choses de ses débuts dans les années 60, entre le mouvement maoïste La Cause du peuple, les prémices de Libération, l’American Center de Paris et la découverte du Brésil...

    Une rencontre au sommet, chambre 404 du Vauban.

    08 - Céline Roux : Les pratiques de soin et le corps féminin dans l’art et la performance

    L’art de la performance est multiple. l’image que nous en avons se réduit parfois au scandale, à la subversion, au corps malmené. Le corps féminin y est alors objet ou sujet surexposé, abîmé, transformé, blessé… Cependant, une partie des artistes de cette histoire d’hier et d’aujourd’hui se sont engagés ou s’engagent dans une autre voie : celle des relations du corps féminin aux pratiques de soin. Quels rapports au corps cela engage-t-il ? Quelles relations sociales, politiques, esthétiques et éthiques cela produit-il ? Le corps y est alors le lieu de la préservation, du mieux-être, d’une relation singulière à l’art, au monde et à l’autre.

    Cette conférence a été animée par Céline Roux, docteur en histoire de l’art et chercheuse spécialisée en art chorégraphique, dans le cadre du festival DañsFabrik le vendredi 27 février 2015. Elle est notamment l’auteur de Danse(s) performative(s) (2007). Elle collabore de nombreuses fois aux projets artistiques de danseurs et chorégraphes contemporains.

  • 2015 - Festival Grande Marée

    ×fermer

    2015 - Festival Grande Marée

    2015 - Découvrez nos reportages et interviews sur cette 17e édition du festival Grande Marée organisé par l’ADAO (association pour le développement des arts de l’oralité).

    Le 17eme festival Grande Marée dédié aux contes et aux arts de la parole accueillait cette année encore des conteurs et artistes venus des quatre coins du globe. Oufipo a rencontré certains d’entre eux et s’est interrogé sur les liens qui unissaient le monde du conte au monde réel. Les artistes et leurs spectacles audacieux nous rappellent ainsi, entre émotion et engagement, la nécessité aujourd’hui encore de la transmission orale et de l’univers du conte.

    1 - Jihad Darwiche, naissance d’un conteur

    Virginie De Rocquigny

    Lorsqu’il était enfant et qu’il rentrait après la nuit, Jihad Darwiche racontait à sa mère qu’il avait rencontré un génie en chemin. C’est peut être là qu’est né sa vocation de conteur. Avant de monter en scène pour Récits de vie en temps de guerre, il se souvient à notre micro de ses joutes poétiques avec sa bandes d’inséparables amis et dresse le portrait de sa mère, grande conteuse qui, en le berçant de poésie et de récits traditionnels, a façonné son imaginaire.

    2 - François Lavallée : "Conter pour célébrer la vie"

    Virginie De Rocquigny

    Ses contes disent les grands espaces, les coureurs des bois, les loups garous, le froid mordant et la vie qui passe. François Lavallée nous parle de l’imaginaire québécois, du conte comme espace de rencontre et comme célébration de la vie. Rencontre avec un "forgeron de menteries" pour qui les histoires vivent au rythme du souffle et des cœurs qui battent à l’unisson.

    3 - Olivier de Robert : Jaurès à voix nue

    Justine Okolodkoff

    Dans Jaurès Raconté par son Peuple, présenté le jeudi 26 novembre 2015 à la médiathèque Saint-Marc, Olivier de Robert met en scène des habitués de bistrot qui se rencontrent chaque jour sans vraiment se parler. Pourtant un jour, il est question de Jaurès. Alors, l’émotion soulève le cœur de chacun d’entre eux au souvenir de celui qui semble pouvoir être un symbole pour tous et chacun. Oufipo a donc choisi d’interviewer Olivier de Robert sur son Jaurès à lui, en regard de celui tant écrit et décrit.

    4 - Ateliers d’initiation à l’art du conte : "Prendre confiance dans sa langue à soi"

    Justine Okolodkoff

    Oufipo a suivi Christian Pierron dans un atelier d’initiation au conte au centre social de Pen Ar Créac’h. Tenter, oser, se laisser aller à se faire des films, à rêver, tels sont les maîtres mots de cet atelier qui souhaite recréer une transmission propre à la tradition orale. Laissez vous embarquer dans ce moment de partage et d’improvisation !

    5 - Nicolas Bonneau : Coups de poings

    Justine Okolodkoff

    Rencontre avec Nicolas Bonneau à La Maison du Théâtre après le spectacle Ali 74, le combat du siècle. Tantôt spectateur, tantôt boxeur, Nicolas Bonneau, accompagné à l’image et au son de Fanny Tastic et Mikaël Plunian, donne à voir un symbole de la lutte des droits civiques américains. A cette occasion, nous avons échangé quelques punchlines poétiques empruntées à des auteurs de fiction avec le metteur en scène et conteur.

  • 2015 - Festival No Border

    ×fermer

    2015 - Festival No Border

    Le Festival No Border revient pour une cinquième année sous le signe de la transmission orale. Encore une fois, cette édition nous emmène à la rencontre d’artistes du monde entier et de partenariat inédits où se côtoient la France et la Corée, le Mexique et les États-Unis, l’Ukraine et l’Afrique du Sud. Oufipo est parti rencontrer quelques unes des voix uniques de ce festival pour voir comment s’y prenait la musique pour dépasser les frontières et continuer d’enchanter les petits et les grands à un bout du monde ou à un autre.

    1 - BaBa Zula : Istanbul Psychadelia

    Justine Okolodkoff

    Sur la route des stambouliotes du groupe BaBa Zula, on croise toutes sortes d’instruments et d’arrangements : bendir sonorisé, cymbales électrifiées, basse décuplée, rythmiques aquatiques et voix incantatoire… L’arc en ciel dessiné oscille alors tantôt entre un rock déjanté et psychédélique et un conte à mi-mots au rythme d’une traversée du Bosphore. Oufipo a tendu le micro à Levent Akman et Murat Ertel pour en savoir plus sur l’univers du groupe et les nuits d’Istanbul.

    2 - Fransy Gonzalez-Calvo & Elsa Corre

    Brigitte Millet & Clémentine Thomas

    Fransy Gonzalez Calvo et Elsa Corre étaient présentes pour l’édition 5 du festival NoBorder pour la soirée du samedi soir au Vauban. La première est galicienne, d’une petite commune près de La Corogne : Arteixo, la deuxième est bretonne, de Douarnenez. C’est grâce à la Kreiz Breizh Akademi d’Erik Marchand qu’elles se rencontrent et se lient d’amitié. Passionnées par leur musique traditionnelle respective, en formant ce duo, elles participent à la transmission et au généreux partage de la musique galicienne. Une musique qui prend source dans l’histoire de la Galice et reflète la force et la joie de ses femmes.

    3 - Nicola Hayes & Hélène Brunet : On the road

    Justine Okolodkoff

    Il paraît que Nicola Hayes et Hélène Brunet ont une malle au trésor qui contient des titres oubliés et qu’elles ressortent à l’occasion, pour composer des airs enjoués et enchanteurs. Oufipo a voulu croisé leur route et de musiciennes, de voyageuses, de collecteuses pour en savoir un peu plus sur un répertoire dense qui crée sans cesse des échos entre la Bretagne et l’Australie.

    4 - Kamilya Jubran & Sarah Murcia

    Brigitte Millet & Justine Okolodkoff

    C’est par la musique que Kamilya Jubran et Sarah Murcia communiquent et se connectent. L’une par la voix et l’oud nous entraîne dans la poésie arabe contemporaine, et l’autre la rejoint à la contrebasse. Après une heure d’un concert à la fois intime et virtuose, ces deux grandes dames de l’improvisation nous confient leurs rencontres, leurs chemins personnels et musicaux, en femmes rebelles de tout conformisme pour laisser s’exprimer leurs instruments et leurs ressentis.

  • 2015 - Le 15e festival du Goéland Masqué

    ×fermer

    2015 - Le 15e festival du Goéland Masqué

    Du 21 au 25 mai 2015, le Festival International du Goéland Masqué de Penmarc’h fête ses 15ans ! Un week-end exceptionnel pour plonger dans l’univers du "Noir", sous toutes ses formes (Romans, BD...). Au programme : rencontres avec de prestigieux auteurs, Jeux littéraires, dédicaces, lectures en extérieure, débats et spectacles de marionnettes... Le tout dans l’ambiance et la chaleur inimitable concoctée avec amour par les bénévoles du Goéland Masqué au cœur du pays Bigouden.

    Oufipo est sur place pour vous faire vivre cet événement en direct.









    1 - Sam Millar
    2 - L’hymne des JOLIMAGO

    Pour chaque session des Jeux Littéraires du Goéland Masqué, Marie Pen Du et Mouette Rieuse (les animatrices) proposent à un auteur d’écrire l’hymne de ces Jolimago sur un air connu. Cette fois-ci c’est Jean-Bernard Pouy qui s’y est collé et forcément les poings se lèvent...

    3 - Les JOLIMAGO

    Nouvelle session pour les Jeux Littéraires Masqués qu’on ne présente plus... Orchestrées par Marie Pen Du et Mouette Rieuse, les contraintes littéraires et loufoques des JOLIMAGO s’adressaient cette fois-ci à 5 auteurs par ailleurs invités du festival du Goéland Masuqé 15ème du nom : Jean-Bernard Pouy, Patrick Raynal, Patrice Delbourg, Marc Villard et Claude Mesplède. A ne manquer sous aucun prétexte, même sous la contrainte !

    4 - Nicolas Mathieu
    5 - Ian Manook
    6 - Roger Martin
    7 - Graham Hurley et Martyn Waites
    8 - William McIlvanney

    William McIlvanney est l’un des plus grands romanciers et poètes écossais. Il est d’ailleurs l’un des précurseurs, dans les années 70, de la littérature noire écossaise. Son arrivée dans le polar découle de sa volonté de pouvoir dire ce qui est le plus souvent caché. Ses romans racontent souvent la vie quotidienne des mineurs. C’est le contexte dans lequel il a vécu. Rarement présent en France, cette rencontre s’avère précieuse. C’était un dimanche 24 mai 2015 au festival du Goéland Masqué.

  • 2015 - Les Géopolitiques : "Tracer, effacer, traverser : les frontières au XXIe siècle"

    ×fermer

    2015 - Les Géopolitiques : "Tracer, effacer, traverser : les frontières au XXIe siècle"

    Durant deux jours, les 29 et 30 janvier 2015, la Faculté Victor Segalen invitait chercheurs et spécialistes à examiner l’ordre géopolitique. L’objectif : contextualiser la notion de frontière. Car celle-ci, toujours mouvante, reste en constante redéfinition, elle n’est pas une réalité figée : plus de 10 % des frontières internationales actuelles ont moins d’un quart de siècle d’existence ! Affichant les avancées les plus récentes sur cette question, les intervenants présents durant la manifestation démontrent ainsi que la frontière peut jouer différents rôles, entre coupure et trait d’union paradoxal. Quand la frontière devient de moins en moins floue...

    Avec les interventions de Michel Foucher (géographe, diplomate, ancien ambassadeur de France en Lettonie et professeur des universités), Daniel Nordmann (directeur de rechercher émérite au CNRS), Michel Bacchus (ingénieur en chef honoraire des Ponts, des eaux et des forêts), Laura Margueritte (cartographe au magazine Carto), Linda Gardelle (enseignante-chercheuse à l’Ensta Bretagne), Isabelle Damiani (Cemotev), Cécile Vaissié (professeure des universités à Rennes II), Anaïk Pian (maître de conférence à l’université de Strasbourg), Antoine Mégie (maître de conférence à l’université de Rouen), Véronique Bontemps (chercheuse au CNRS, Laboratoire d’anthropologie urbaine).

    01 - Michel Foucher : Tracer la frontière (1/4)
    02 - Daniel Nordman : Tracer la frontière (2/4)
    03 - Michel Bacchus : Tracer la frontière (3/4)
    04 - Laura Margueritte : Tracer la frontière (4/4)
    05 - Linda Gardelle : Les forces centrifuges (1/3)
    06 - Isabelle Damiani : Les forces centrifuges (2/3)
    07 - Cécile Vaissié : Les forces centrifuges (3/3)
    08 - Anaïk Pian : Dépasser et franchir les frontières (1/3)
    09 - Antoine Megie : Dépasser et franchir les frontières (2/3)
    10 - Véronique Bontemps : Dépasser et franchir les frontières (3/3)
  • 2016 - Atlantique Jazz Festival

    ×fermer

    2016 - Atlantique Jazz Festival

    Par Victor Blanchard et Anouk Edmont

    Du 29 septembre au 14 octobre, l’Atlantique Jazz festival fait vibrer Brest avec une programmation musicale plurielle, nourrie par des répertoires originaux. Organisé par l’irréprochable association Penn Ar Jazz, ce festival explore toutes les facettes du jazz contemporain et des musiques improvisées. Mais pas seulement... on y trouve aussi des recherches sonores, de la culture rock, des musiques du monde et électro.

    Pour la troisième année consécutive, Oufipo "couvre" ce festival incontournable et vous le fait vivre au jour le jour. Retrouvez régulièrement une chronique, un reportage, une interview sur la treizième édition de l’Atlantique Jazz festival.

    1 - Les berceuses de Bachar Mar-Khalifé

    Mercredi 12 octobre, Bachar Mar-Khalifé a offert un concert dense en émotion. Dans son album Ya Balad, il reprend "Dors mon Gâs(e)", une chanson du breton Théodore Botrel. L’équipe d’Oufipo l’a rencontré avant sa prestation dans les loges du Quartz. Elle s’est intéressée aux berceuses qui figurent dans son dernier album.

    2 - Balade dans le quartier Rive Droite avec Joachim Florent

    Depuis le Mac Orlan jusqu’à la rue Saint-Malo, en passant devant le théâtre Dérézo, dans le vent et au milieu des travaux, le compositeur nous parle de Brest, de musique, de Colin Stetson et de cuisine.

    Extraits musicaux : pistes 4, 5 et 6 issus de l’album "After Science", par Joachim Florent.

    3 - Conférence : Moondog à travers le XXe siècle

    Amaury Cornut met à jour les liens existants entre ce musicien méconnu et des figures marquantes de la musique du XXe siècle : de Steve Reich à Elvis Costello en passant par Janis Joplin ainsi que de nombreux jazzmen. Truffée de photos inédites et d’archives sonores rares, cette conférence révèle cet artiste qui fut une figure emblématique des rues de New York et une influence pour ses pairs.

    Une conférence enregistrée à l’Auditorium du Conservatoire de Brest.

    4 - Un siècle après, l’ensemble Minisym redonne vie à Moondog

    En concert au Conservatoire de Brest le 17 octobre, l’Ensemble Minisym a rendu hommage à Moondog en interprétant, pour le bonheur d’un auditorium bien rempli, une dizaine de ses compositions.

    Hélène Checco : violon

    Gwenola Morin : alto

    Benjamin Jarry : violoncelle

    Charles-Henry Beneteau : théorbe, guitare, cithare

    François-Alexis Degrenier : percussions, vielle à roue

    Amaury Cornut : harmonium, direction artistique

    5 - Hughes Germain : Les cloches et autres sons

    Dans notre monde dominé par l’image, ”Le Son des cloches” permet aux enfants ”d’ouvrir les oreilles”. L’équipe d’Oufipo a rencontré le plasticien sonore Hughes Germain dans le cadre de son spectacle "Le Son des cloches", présenté à la Maison du Théâtre dimanche 16 octobre. Voyageur, cependant très attaché à Brest, Hughes Germain raconte son parcours, son rapport au son et à l’écoute. Plongez vos oreilles (et vos yeux) dans l’histoire d’un véritable sculpteur de sons !

    Extraits de son concert "Faso Nord" (https://vimeo.com/124247235) et de son spectacle "Le Son des cloches" présenté le dimanche 16 octobre 2016 à la Maison du Théâtre de Brest.

  • 2016 - Festival Grande Marée

    ×fermer

    2016 - Festival Grande Marée

    Victor Blanchard et Anouk Edmont

    Du 18 novembre au 2 décembre, c’est la 18ème édition du festival Grande Marée à Brest, un festival de contes et de récits organisé par l’ADAO (Association pour le développement des arts de l’oralité). Une nouvelle édition pour retrouver la saveur des soirées contées, l’éveil des curiosités et le plaisir de la découverte. Oufipo est allé rencontrer ces hommes et ces femmes qui nous parlent, à l’aide d’un conte merveilleux, d’un conte initiatique, d’un conte historique, nous parlent d’eux, de nous, de notre diversité. Dans ces chroniques, ils parlent avec passion de leur métier, de la puissance de cet art qu’est conter. Laissez vous transporter !

    1 - Feu vert pour les passionnés d’art du conte

    Lundi 21 novembre, à l’auberge de jeunesse de Brest, une dizaine de conteurs amateurs et autres amoureux des mots s’est lancée dans le récit d’une histoire. Au coin du feu, cette scène ouverte a attiré un public attentif désireux de réchauffer son imagination. Oufipo n’avait pas encore eu l’occasion d’aller voir ceux qui, à côté des conteurs professionnels, se forment à l’art de conter, grâce aux ateliers d’initiation organisés par l’ADAO (Association pour le développement des arts de l’oralité) et à ces scènes ouvertes. Eux aussi ont eu envie un jour de conter des histoires. Un déclic que quelques uns d’entre eux expliquent dans ce reportage. Et pourquoi pas vous ?

    2 - Gigi Bigot : la force de la parole symbolique

    Gigi Bigot était au Vauban mardi 22 novembre non pas seulement pour y raconter des histoires mais pour une conférence. Parce que oui, après 20 ans de créations et de conte, Gigi Bigot est redevenue étudiante. Elle a entamé une recherche universitaire sur une question mystérieuse, entre autres : le pouvoir de la parole symbolique sur les gens. Oufipo a récolté la parole pétillante de l’étudiante et conteuse de Redon. Un entretien qui ne laisse pas de marbre...

    3 - Rencontre avec le féericologue Hervé Thiry-Duval

    Conteur et féericologue, Hervé Thiry-Duval est passé par la librairie Dialogues pour une causerie pas comme les autres. Dans le cadre du festival Grande Marée, l’homme de Franche-Comté est venu présenter les fées de France et les lutins. Des créatures, bonnes ou mauvaises, belles ou affreuses, des personnages au caractère malicieux et mystérieux dont le souvenir a aujourd’hui presque totalement disparu. On y découvre qui sont les fées, comment on les rencontre, quelles sont leurs croyances et coutumes... Avec humour, Hervé Thiry-Duval nous fait découvrir le Petit peuple ! Et surprise, le public ne pouvait pas partir sans écouter une histoire de sa région qui met en scène des Foultots, des lutins équivalents aux Korrigans de chez nous, des créatures qu’il ne vaut mieux pas déranger…

    4 - Mike Burns : Conter est un geste politique

    "Le conte est cet art de la scène qui survit à la panne d’électricité", dit Mike Burns. L’entretien avec le conteur a survécu à une extinction de lumière. À moitié dans le noir, dans une loge improvisée du Musée national de la Marine, l’homme qui conte par tradition les yeux fermés nous a partagé sa vision de l’art de conter aujourd’hui. D’origine Irlandaise, passé par le Québec et installé désormais aux États-Unis, Mike Burns conte dans une langue poétique mêlant le français, l’argot anglais et le gaélique, avec un léger accent québécois. Le dernier récit qu’il a présenté au festival, Ma tristesse sur la mer, est un de ses contes qu’il rêverait de voir adapter en film. Ce récit vibrant, beau et grave, revient sur une histoire d’exil, d’espérances, de luttes pour la survie, d’ouvriers migrants, avec pour contexte la construction colossale du Canal Rideau entre Ottawa et Kingston.

    5 - Bernadète Bidaude, de chant et de lait

    1939, Elne, près de Perpignan. Elisabeth Eidenbenz ouvre une maternité improvisée qui verra naître plus de 600 enfants en 6 ans d’affrontements. Républicaines Espagnoles, Tziganes, Polonaises, Italiennes ou Allemandes juives, les mères échappent aux camps le temps d’un accouchement. Après une longue collecte de témoignages, Bernadète Bidaude fait renaitre cette histoire pendant un demi siècle oubliée. Par le conte, la danse et le chant, son adaptation romancée porte la parole des toutes ces femmes, de leurs enfants, et même des enfants de ceux-ci.

    entretien réalisé à la suite d’une représentation de "De Sang et de lait" à Astrolabe, Relecq-Kerhuon, le 26.11.16

  • 2016 - Festival No Border

    ×fermer

    2016 - Festival No Border

    1 - Tiganá Santana - son mystère

    Anouk Edmont

    Avant d’être "inondé par la musique", Tiganá Santana envisageait d’être diplomate. Mais l’art avait déjà pris une place dans sa vie. Dès l’âge de 9 ans, sa ville natale afro-brésilienne Salvador de Bahia lui inspire des poèmes. À 14 ans, il se met à la guitare. Puis il étudie la philosophie. Présent à la sixième édition du festival No Border, le chanteur, auteur-compositeur et guitariste Brésilien a envahi le public de douceur et d’émotion. Sa voix, unique, connaît de nombreuses langues : le portugais, le français, l’anglais, l’espagnol et des langues tribales africaines tels que le kokongo, le kimbundu etc. Oufipo a rencontré le mystérieux Tiganá Santana avant son concert au Vauban. L’homme, paisible, fascinant, nous parle de ce qui l’accompagne toujours vers la musique : son doctorat en philosophie, les cultures africaines, la nature, la religion, la vie.

    2 - Kernel, naissance d’un son

    Victor Blanchard

    Les valises de Philippe Foch sont remplies de clochettes scintillantes, de peaux de chèvres résonnantes et autres gongs vrombissant. Elles contiennent aussi un tapis circulaire et nombre de coussins. Une fois le percussionniste installé au centre de ce cercle, et son intime audience vautrée autour, les sons naissent et grandissent. Les spec’acteurs, âgés de six mois à quatre ans, semblent en faire autant.

    3 - Johanni Curtet et son atelier aux multiples voix

    Victor Blanchard

    Au lendemain du spectaculaire et enchanteur concert de Khusugtun au Quartz, l’ethnomusicologue Johanni Curtet proposait une masterclass autour du chant diphonique mongol, le khöömii.

    En une matinée, la vingtaine de chanceux présents a aperçu par la théorie puis la pratique le complexe art du chant "à deux voix ou plus". L’occasion pour nous de glisser un micro entre le maître et les élèves.

    un atelier organisé par le Festival NoBorder et l’association DROM, enregistré au Centre Breton d’Art Populaire à Brest le 10 décembre 2016.

  • 2016 - Le 16ème festival du Goéland Masqué

    ×fermer

    2016 - Le 16ème festival du Goéland Masqué

    C’était à Penmarc’h entre le 13 et le 16 mai 2016, la 16e édition du désormais renommé festival du roman noir et de la bande dessinée, Le Goéland Masqué. Comme chaque année, la commune de Penmarc’h se met en fête et accueille en toute convivialité des auteurs et des dessinateurs de ce genre littéraire aussi vaste que multiple. Un millésime particulièrement savoureux cette année entre romanciers venus d’ailleurs (Elena Piacentini, Naïri Nahapétian, Leye Adenle, Parker Bilal...), invités habitués du festival qu’on ne se lasse pas d’écouter (Jean-Bernard Pouy, Marc Villard, Patrick Raynal...) et une thématique approfondie autour du lien entre rock et polar. À revivre de toute urgence donc, car le Goéland Masqué n’attend jamais pour prendre sa revanche...

    1 - Elena Piacentini
    2 - Danielle Thiéry
    3 - Naïri Nahapétian
    4 - Leye Adenle
    5 - Rencontre culture rock
    6 - Parker Bilal
    7 - Paul Fournel et Marc Villard
  • 2016 - Le festival Invisible

    ×fermer

    2016 - Le festival Invisible

    Le festival revient une nouvelle fois (c’est déjà la onzième édition) cet automne avec une programmation toujours aussi surprenante. Du 16 au 19 novembre, les festivaliers étaient amenés à se plonger dans un lot de découvertes et d’expériences sonores inédites au fil de 11 étapes. La webradio Oufipo s’est glissée dans quelques uns de ces rendez-vous.

    1 - Mamies Guitares, 3ème age against the machine

    Victor Blanchard Cinq mamies, cinq guitares et quatre jours d’écriture. Un patchwork tricoté main de musiques et témoignages qui balaye à grands coups de larsens le cliché sépia de la mamie-gâteau gâteuse.

    Avec Brigitte, Dominique, Elisabeth, Hélène, Jeanne-Marie, Régine & Viviane. Mise en scène Mathieu Sourisseau & Daniel Scalliet.

    (extraits de leur résidence et représentation au MacOrlan le 16 novembre 2016, dans le cadre du Festival Invisible)

    2 - Du vin dans tes oreilles, une expérience des sens

    Mardi 15 novembre, une étrange expérience avait lieu au Centre d’Art Contemporain la Passerelle. Dans le noir presque complet, 24 personnes ont eu l’occasion de goûter quatre vins différents, associés à des musiques qu’un DJ mixait en direct ! Au fur et à mesure, les vins et les vinyles donnaient le ton et les langues se sont déliés. Oufipo a recueilli les impressions des participants à mi-parcours, dans cette ambiance insolite.

    Une étape proposée par Vins etc et Sine qua pop !

    3 - Calvin "K" Johnson, vernis(sage) à Bad Seeds

    par Victor Blanchard

    23 min 52

    La veille de son concert à la Carène, le fondateur de K Records, Calvin Johnson, présentait à Bad Seeds et au milieu des ballons de baudruche l’exposition dédiée à son label. Avec humour et simplicité, il nous balade à travers l’histoire de "K with a shield around it" dont l’essence semble tenir dans l’idiotisme suivant : fais le toi-même.

    enregistré à Bad Seeds Recordshop le 17.11.12 dans le cadre du Festival Invisible n°11

  • 2016 - Robert Schad : carré Dix / 29

    ×fermer

    2016 - Robert Schad : carré Dix / 29

    Du printemps à l’automne 2016, Chemins du patrimoine en Finistère, le Festival Arts à la Pointe et les Compagnons de l’abbaye de Bon-Repos s’unissent exceptionnellement pour présenter un parcours riche de 40 sculptures monumentales réalisées par l’artiste allemand Robert Schad. Une exposition à laquelle Oufipo a participé en réalisant 40 capsules sonores accompagnant le spectateur dans son itinéraire, grâce à un système de géolocalisation accessible depuis un téléphone portable équipé d’Internet. D’ici là, vous pouvez découvrir l’intégralité de ces capsules sur le site Schad sonore et certaines d’entre elles directement sur Oufipo.

    Vous y entendrez un artiste à la voix posée et passionnée, parler de l’acier, du paysage, de la politique, de la cueillette des champignons entre autres, mais aussi surtout de la "ligne". Cette ligne, qu’il dessine avec des tubes d’acier de 10 centimètres par 10, qui trace un parcours de sculpture inédit en Bretagne et qui trace aussi, selon ses dires, nos existences ou tout du moins la sienne...

    Aller aux champignons
    Arts à la pointe
    Ca représente quoi ?
    Chacun sa ligne
    Chantiers
    Impression Mouvement
    L’Art pour penser
    Parcours d’Artiste
    Rêver de légèreté
  • 2016 - Tous en chœur ! Voix d’enfants d’ici et d’ailleurs - Musée de Trégarvan

    ×fermer

    2016 - Tous en chœur ! Voix d’enfants d’ici et d’ailleurs - Musée de Trégarvan

    La nouvelle exposition du Musée de l’école rurale de Trégarvan vous invite à découvrir des histoires de transmission autour de la voix. Que ça soit par le chant à l’école et son histoire mouvementée ou par les contes, cette exposition, qui donne autant à voir qu’à entendre, revisite notre héritage commun de ces formes d’oralité en questionnant le rôle joué par l’école dans ces processus d’apprentissage et de transmission.

    De Savez-vous plantez les choux en passant par Sacré Charlemagne et Aux marches du palais, chacun, peu importe son âge, repartira à coup sûr en fredonnant, enchanté de ce moment passé.

    Oufipo a réalisé la conception sonore de l’exposition, en sonorisant la cour de récréation du musée et en créant une boîte à sons au cœur de l’exposition. Vous pourrez y écouter des comptines et aussi entendre des créations sonores réalisées (en partenariat avec l’association Travesías) à partir de contes écrits et enregistrés dans différentes langues avec des enfants rennais d’origines très diverses. Enfin, vous pourrez surtout y laisser votre trace en y enregistrant vous-même un conte ou une comptine... Et les meilleurs finiront sur Oufipo ! Alors entraînez-vous : "Tous en chœur !"

    Chanson : Les Chats
    1 - Un grand voyage (Algérien et Français)
    2 - Un grand voyage (Breton et Français)
    3 - Une nouvelle vie (Khmer et Français)
    4 - Chatons en espagne (Russe et Français)
    5 - La sorcière Djinné (Wolof et Français)
    6 - Le Marteau Piqueur (Berbère et Français)
    7 - Le vent (Argentin et Français)
    Chanson : Mon âne
    Chanson : Sacré Charlemagne
  • 2017 - Atlantique Jazz Festival

    ×fermer

    2017 - Atlantique Jazz Festival

    Par Juliette Labuche et Anouk Edmont

    C’est la quatrième année qu’Oufipo se rend à ce festival. Cette fois-ci, trois musiciens nous parlent de leur rapport au jazz, à l’improvisation, mais pas seulement... Tous les trois font partie de cette nouvelle génération de musiciens : curieux, érudits, virtuoses, jamais rassasiés. Ils se livrent sur leur recherche sonore, évoquent leur parcours et nous emmènent vers des réflexions nouvelles à propos de la musique contemporaine.

    Julien Desprez : irréductible guitariste

    Anouk Edmont

    Artiste éclectique autant qu’électrique, associé de la saison 2017-2018 de Penn ar Jazz, Julien Desprez découvre la guitare par hasard. Il rencontre rapidement le jazz mais ne s’en satisfait pas. Il cherche alors. Et trouve sa manière bien à lui de jouer, voire danser, avec sa guitare électrique et ses pédales d’effets. Il propose de véritables expériences sonores, très intenses. Grand lecteur, chercheur jamais rassasié, membre actif de plusieurs groupes de musiques et cofondateur du collectif COAX, il se promène à son gré dans de multiples esthétiques musicales sans s’y enfermer. Julien Desprez nous a donné rendez-vous au café du Vauban. Il improvisait le soir-même avec Rob Mazurek au Mac Orlan.

    Musique additionnelle enregistrée au concert de Rob Mazurek et Julien Desprez, le vendredi 13 octobre 2017 au Mac Orlan.

    Seuls à Saint-Martin : rencontre avec Fidel Fourneyron et Jean Dousteyssier

    Juliette Labuche

    Il est 17 heures ce samedi 14 octobre ; le festival Atlantique Jazz touche à sa fin. L’Orchestre National de Jazz a galvanisé la foule au Mac Orlan la veille au soir. Le lendemain, trois de ses membres se produisent cette fois en solo, avec ou sans gueule de bois, dans des lieux proverbiaux de Saint-Martin. Entre leurs performances respectives, Fidel Fourneyron, tromboniste, et Jean Dousteyssier, clarinettiste, s’assoient tour à tour à une terrasse de la place Guérin pour raconter leur expérience musicale teintée des vibrations brestoises qui n’ont pas manqué de les traverser.

  • 2017 - Dañsfabrik

    ×fermer

    2017 - Dañsfabrik

    Une nouvelle fois, Oufipo rencontre les artistes du festival Dañsfabrik : danseurs, chorégraphes, expérimentateurs, créateurs... Du 26 février au 4 mars 2017, cette sixième édition célèbre la danse et particulièrement la scène chorégraphique chilienne. Nous partons à la rencontre de certains d’entre eux ! Entrez donc dans la danse avec nous...

    1 - Jean-Baptiste André : L’ascension du glacier

    Nora Boulanger-Hirsch

    Le mercredi 1er mars, je rencontre Jean-Baptise André à l’exact milieu des Capucins. Il est 10h. Nous sommes trempés et les Capucins sont vides. Jean-Baptise André, circassien spécialisé équilibriste, me raconte sa traversée au coeur de l’oeuvre de Vincent Lamouroux. Floe, le nom de la création qu’il présente, est aussi le nom que l’on donne à un fragment de glace de mer. Qui est ce personnage qui tente une ascension dans cet espace dénué de tout artifice et qui, avec grâce, suspend le temps ?

    2 - Amanda Piña : Mettre en corps la résistance

    Anouk Edmont

    En 2014, avec sa compagnie Nadaproductions, Amanda Piña avait lancé une série d’expérimentations autour des danses et pratiques culturelles en voie de disparition ou qui ont déjà disparues. Le deuxième volume de ce travail, Danse et résistance, aborde les danses considérées comme "rituelles" par les anthropologues du XIXe siècle, des danses bannies, persécutées voire déformées afin de servir des objectifs et buts de colonisation et de christianisation. Dans le cadre de Dañsfabrik, un workshop était mis en place pour initier des danseurs amateurs locaux à ces danses. Oufipo a rencontré cette chorégraphe qui s’interroge sur les possibilités de résistance du corps à notre époque, aujourd’hui dominée par l’économie de marché néolibérale, l’extension de la privatisation et la diminution des ressources naturelles.

    Merci à Sarah Blumenfeld, de Nadaproductions, pour la traduction.

    3 - Erwan Keravec, à l’aveugle

    Victor Blanchard

    Sonneur soliste ou secondé, dans la plus pure tradition ou la plus libre improvisation, Erwan Keravec et sa cornemuse écossaise étonnent.

    Dans le cadre de Dansfabrik 2017, ses musiciens et lui étaient invités au Quartz à plusieurs reprises afin d’y présenter BLIND ; performance sonore mouvante pour public les yeux bandés.

    Comment un simple ruban révolutionne-t-il intégralement le principe de concert ? Car si les musiciens jouent bien ensembles, vous êtes seul. Mais c’est en perdant la vue (et la mobilité) que vous devenez acteur ; chef d’orchestre de votre perception.

    Erwan Keravec / conception, cornemuse

    Philippe Foch / batterie, percussions

    Hélène Labarrière / contrebasse

    Raphaël Quenehen / saxophones

    Kenan Trevien / réalisation électronique

  • 2017 - Festival du Goéland Masqué



accueil contact liens en savoir plus ou mieux comprendre