Florilège des actions menées par Oufipo en 2020-2021


ANNÉE VINGT VINGT, une année unique, avec le début d’une crise inédite, qui nous a isolés et a accentué des inégalités déjà existantes. Sidération mais aussi solidarité. Une fois sortis de nos bulles respectives, le temps de la mémoire collective et du partage est devenu nécessaire. Oufipo a continué de mener ses actions et de tendre son micro coûte que coûte, à distance ou en présence, en studio ou en itinérance.

Et voilà qu’Oufipo entame sa dixième année, toujours debout, toujours vivante. Parcourez douze mois d’ateliers, de rencontres, de débats sociétaux, de créations, d’expression citoyenne – et de silences :

De 0′ à 50′ : les élèves de l’école Saint Jean-Baptiste du quartier de Pontanézen à Brest débutent le récit de leur expédition à la base navale de Brest.

De 50′ à 3’00 : Réagissez vous ? – Quand Camille porte la voix – les élèves du collège Camille Vallaux interrogent des adultes sur leurs souvenirs de harcèlement pendant leur adolescence et réagissent avec des témoignages intimes et récents sur le racisme ordinaire.

De 3’00 à 4’10 : une rencontre de trois étudiants de l’ENIB avec Madame Cornen. Elle raconte sa correspondance avec son mari pendant la guerre.

De 4’10 à 5’00 : Printemps Vingt Vingt, étape deux, une adolescente raconte les rayons vides et le sentiment de défiance des clients pendant les courses.

De 5’00 à 5’50 : Sekou, jeune Guinéen isolé, chronique un morceau de Seïba et Yacou, dans un atelier avec l’ADJIM (Accompagnement des Jeunes Isolés Mineurs).

De 5’50 à 7’40 : Opération un été à Brest, où des enfants échangent sur l’avenir de la place Guérin, comment l’embellir, la rénover, donner plus de place aux enfants et alimenter la boîte à dons pour évoluer vers plus de solidarité sur cette place.

De 7’40 à 9’50 : huit jeunes de la Mission Locale échangent sur la reconnaissance sociale qui découle des situations professionnelles et sur leur rapport à l’argent, économe ou dépensier.

De 9’50 à 11’50 : Xavier Viton raconte ses débuts en tant que militaire le jour et chanteur d’opéra le soir. Portrait enregistré par des étudiants de l’ENIB.

De 11’50 à 12’30 : premières chasses au son pour les CE1 de l’école Dupouy dans la cantine de l’école.

De 12’30 à 13’20 : à Camille Vallaux, une élève raconte comment elle s’accommode du masque, bouclier contre l’anxiété sociale, le harcèlement ou les normes esthétiques.

De 13’20 à 14’10 : Aurélien, élève au Lycée Maritime du Guilvinec, fait son autoportrait en chanson et exprime comment la mer l’émancipe.

De 14’10 à 14’40 : extrait d’une balade sonore sur les bords de Penfled lors des Journées Européennes du Patrimoine.

De 14’40 à 15’10 : Printemps Vingt Vingt, étape huit, une habitante de Brest raconte comment elle a appliqué à la lettre le confinement et compare son expérience avec les libertés prises par les autres.

De 15’10 à 15’30 : Rabat-Joie une émission confinée, créée à distance par Armel, Guilhem et leur père Michael, recueillie grâce au dispositif salué par France Inter, Attrape le virus de la radio.

De 15’30 à 16’00 : une chute relatée en direct sur l’itinéraire de Radio Vélo.

De 16’00 à 17’15 : témoignage de Patrick sur sa retraite au vert recueilli par Alexia, dans le cadre d’une formation civique et citoyenne d’éducation aux médias et questions de société avec la réalisation d’un portrait radiophonique. Il raconte son choix de faire de l’élevage en plein air et de l’agriculture biologique.

De 17’15 à 18’00 : Printemps Vingt Vingt, étape quatre, où Enora apprend à s’exprimer au micro en racontant la journée-type de son confinement et ses ressentis.

De 18’00 à 18’44 : les participants du stage radiophonique donné au Centre Henri Quéffélec de Gouesnou tournent en dérision les mesures sanitaires à travers un canular téléphonique. Extrait du Journ’Halloween de Gouesnou.

De 18’44 à 19’30 : Printemps Vingt Vingt, étape huit, Soraya, mère célibataire de deux enfants raconte les sorties essentielles en plein air et les jeux inventés…

De 19’30 à 20’30 : Pierre Hascoët témoigne de l’Occupation à Douarnenez, enregistré par des collégiens de Jean-Marie Le Bris.

De 20’30 à 21’30 : Salif et Chaka débattent sur le voyage clandestin et l’immigration, dans le cadre de l’Accompagnement de Jeunes Isolés Mineurs (ADJIM).

De 21’30 à 22’30 : Radio Vélo s’arrête au Run Ar Puns à Châteaulin, capitale du cyclisme.

De 22’30 à la fin : le générique de fin du Journ’Halloween de Gouesnou, enregistré en direct du Centre Henri Queffélec, à l’issue d’un stage « génial », où ils ont pu appréhender la radio sous toutes ses formes, juste avant le deuxième confinement.