Un genre à soi

1 h 20 – Longueur d’ondes 2019

« La société découpe le monde en deux genres : le féminin et le masculin. » C’est le constat que dresse Victoire Tuaillon. Et puis il existe les attributs, ceux relatifs à la femme, ceux relatifs à l’homme. La femme serait belle, douce et sensible. Quant à l’homme, lui, il serait courageux, combatif et viril. Ce pourrait être le début d’une histoire inventée, une sorte de conte, puisque dans la réalité ces archétypes n’existent pas. Les personnes rencontrées sont toujours plus nuancées, plus complexes. Alors, posons-nous la question du « entre« . Qu’y a-t-il entre l’archétype féminin et masculin ? Posons des mots sur les nuances de genre. Ouvrons le regard et voyons les individualités telles qu’elles se présentent, se définissent. Car il n’est pas toujours simple de trouver les mots de son identité et encore moins de répondre à la première question d’un entretien qui commencerait par : « Alors, déjà, est-ce que vous pouvez vous présenter ? ».

Ces deux dernières années la production autour des identités de genre s’est multipliée et enrichie. En témoigne les travaux liés aux féminismes portées par Charlotte Bienaimé (ARTE Radio, France Culture), ceux sur les transidentités signés Perrine Kervran (La série documentaire, France Culture), et enfin l’émission de Victoire Tuaillon sur les masculinités (Les Couilles sur la table, Binge Audio). Elles sont toutes les trois les invitées de cette séance du dimanche 3 février, consacrées aux questions de genre, enregistrée lors de la seizième édition du festival Longueur d’ondes.

Une rencontre modérée par Mathilde Simon, documentariste sonore, volontaire en service civique sur les Rencontres du documentaire de cette seizième édition du festival.

© Photo : Sébastien Durand